Camille & Samuel

|     Vallée d’Aspe

Jeûne à distance : un beau témoignage

Jeûne à distance : un beau témoignage

 

Nous avons suivi la descente alimentaire, le jeûne, puis la reprise alimentaire de Marie. Patiemment, elle a appliqué notre méthode douce et progressive des paliers alimentaires. Elle nous a écrit pour relater son expérience et nous vous partageons son témoignage.

 

Voyage intérieur…

 

Voilà bien longtemps que je souhaitais faire quelque chose pour moi. Au fil des rencontres, des lectures, je me suis posée beaucoup de questions sur l’alimentation, le jeûne… Quelle drôle d’idée de se priver de nourriture alors que nous avons tout à volonté et même plus… et même trop !

Depuis plus de 20 ans, j’essaie de faire face à de nombreuses allergies et je prends en continu des médicaments pour limiter les effets et les désagréments que les crises peuvent entraîner. Mais au fil du temps, mon corps s’habitue et je vois bien que les traitements ne sont pas une réponse favorable, j’ai même le sentiment d’entretenir un terrain, mettre un cataplasme sur une plaie sans jamais m’intéresser à son origine, à sa cause.

L’activité de Samuel et Camille à « Montagne et Vie » m’interpelle, je constate comment le changement d’alimentation, le jeûne leur donne une plus grande énergie, une meilleure résistance, une certaine philosophie de vie.

Le désir de prendre soin de moi, de me prendre en main devient une évidence, alors je me dis que le moment est venu pour moi d’entreprendre un jeûne.

Mais avant d’entrer dans cette démarche, je me suis posée la question de « pourquoi jeûner » ? Mes motivations sont nombreuses : d’abord améliorer ma santé, réduire ma consommation de sucre, vieillir en bonne santé, travailler sur les dégâts provoqués par le stress, réfléchir à une nouvelle orientation, prendre le temps de me poser, de déposer et de me reposer… Jeûner prenait alors une dimension spirituelle que je ne soupçonnais pas ; jeûner devenait un acte plein de foi et me posait la question de « qu’est-ce qui me nourrit » ?

Le 25 mars dernier, en pleine épidémie de Covid 19 et donc pendant le confinement, je décide de me lancer et je demande à Camille de m’accompagner dans cette aventure. Cette période de confinement était pour moi une belle opportunité. En effet je n’aurais pas de sollicitations et je pourrais être au calme, à mon rythme, complètement disponible, attentive à mes besoins.

Pendant 3 semaines, j’effectue une descente alimentaire progressive. Petit à petit différents sevrages s’opèrent, je réapprends à manger lentement, à mastiquer, la digestion et le transit intestinal s’améliorent et bien sûr il y a déjà une incidence sur la balance ! Véritable temps de « lâcher prise »… Chaque jour je suis en contact avec Camille, qui me conseille et m’encourage.

A la fin de ces 3 semaines, j’informe mon médecin de ma démarche. Ayant lui-même pratiqué le jeûne, il prend ma démarche au sérieux, émettant cependant quelques réserves quant à la pertinence de jeûner en pleine pandémie.

Alors que vais-je faire ? M’arrêter au bout de ces 3 semaines d’élimination et de rééquilibrage alimentaire, après tout pour un début ça n’est pas si mal ! Ou bien me lancer dans le jeûne proprement dit ?

J’ai eu des doutes, des craintes, des peurs… J’étais sur le seuil de la porte, sans savoir si j’allais le franchir et découvrir ce qui m’attendait au-delà. Grâce aux encouragements et au soutien de mes proches j’ai franchi ce seuil et le 13 avril je commençais un jeûne hydrique.

Le jeûne m’a invitée à ralentir sur tous les plans. Mon corps utilisait toute mon énergie pour faire un grand nettoyage intérieur. Au fil des jours, mon corps expulsait, épurait, se relâchait, se régénérait. J’apprenais à être attentive à mes besoins comme faire la sieste par exemple et en même temps un grand voyage intérieur s’opérait. Ma peau devenait plus lisse, mon corps se transformait, j’avais l’impression de redécouvrir la respiration et l’air qui circulait dans mes poumons…

Au 5ème jour les sensations désagréables m’épuisaient et je souhaitai alors m’arrêter. Sur les conseils de Camille qui me disait de faire confiance à mon métabolisme et grâce au soutien de mes proches, je décidai malgré tout de poursuivre encore un peu.

J’étais en lien avec Camille 1 à 2 fois par jour selon les besoins. Jamais elle ne s’est imposée à moi, d’une voix calme et rassurante, avec beaucoup de pédagogie, elle m’a toujours laissée libre de poursuivre ou de m’arrêter, je me suis toujours sentie en confiance et je compris que le jeûne n’était pas de l’ordre d’une performance avec des objectifs à atteindre.

Au matin du 7ème jour, je décidai de rompre le jeûne. Progressivement la reprise alimentaire s’effectue, je garde en mémoire la saveur de ce premier bouillon de légumes ou encore de ce premier jus d’orange… Je constate que cette reprise alimentaire me permet de reconsidérer mon rapport à l’alimentation, comme une sorte de rééducation, afin d’avoir pleinement conscience de ce que je mange et de bien faire la distinction entre le plaisir et l’addiction.

Voilà maintenant 38 jours que j’ai entrepris cette démarche. Je ne pensais pas arriver jusque-là ! Un très grand MERCI à Camille, Samuel et mes proches. Concernant mes soucis d’allergie, j’attends de voir sur du plus long terme. À ce jour, je n’ai pas re-consommé de sucre, une petite victoire pour moi ! Je constate aussi que j’ai retrouvé énergie, vitalité, et mon sommeil est paisible et réparateur. Il y a eu un véritable travail sur le stress intérieur.

Avec du recul je pense que pour un prochain jeûne, je ferai la descente alimentaire à la maison et le jeûne proprement dit à Bedous chez Samuel et Camille comme ils le proposent à « Montagne et Vie » car la dynamique du groupe m’aurait certainement aidée dans les moments un peu plus délicats.

Pendant le jeûne, tous les sens sont en éveil, c’est un outil formidable de régénération, de repos digestif et physique. Jeûner reste une expérience personnelle, il n’y a pas un jeûne mais à chacun son jeûne. L’important c’est d’être bien accompagné, d’être en confiance, d’y aller librement et progressivement, d’écouter son corps pour faire l’expérience de ce voyage intérieur.