Camille & Samuel

|     Vallée d’Aspe

LA TOXÉMIE

LA TOXÉMIE

         La toxémie est constituée par la présence de toxines dans les cellules, la lymphe, le sang, les tissus, les organes et toutes parties du corps ayant une vie active. Ces toxines sont incompatibles avec l’état de santé.

 

         Cette intoxication peut être d’origine interne. Nos cellules produisent des déchets qui résultent du fonctionnement normal de leur métabolisme. Ces déchets intoxiquent donc naturellement nos cellules, mais cela est neutralisé par la faculté que possèdent les cellules d’évacuer leurs toxines dans la lymphe et le sang. L’importance de la toxémie endogène dépend aussi de la capacité du sang et de la lymphe à véhiculer les toxines jusqu’aux émonctoires, dont les principaux sont le foie, les reins, les poumons, la peau et les intestins. Pour faire face à cette intoxication permanente de l’organisme, ces organes excréteurs transforment et excrètent les toxines. Mais toute partie de l’organisme peut devenir provisoirement un organe relais de détoxination. Le bon fonctionnement des émonctoires est lui-même favorisé par celui des autres systèmes et appareils de l’organisme : respiratoire, circulatoire, nerveux, musculaire, squelettique, etc.

         Cette intoxication peut également être d’origine externe. Elle peut provenir :

  • des produits comme la tabac, l’alcool, le café, le thé ;
  • des aliments (végétaux ou carnés) produits par l’agriculture conventionnelle ayant recours aux engrais chimiques, aux pesticides et l’usage massif d’antibiotiques.
  • des additifs alimentaires ;
  • des aliments raffinés ou ultra-transformés ;
  • de mauvaises associations alimentaires, sources de putréfactions intestinales toxiques ;
  • de la pollution de l’air ;
  • de la consommation d’eau polluée ;
  • de l’usage de crèmes, déodorants, dentifrices, shampoing, etc. comportant des substances chimiques toxiques ;
  • des stress (professionnels, affectifs, sociaux…)

         Cette liste n’est pas exhaustive, d’autres causes contribuent à augmenter cette toxémie exogène.

 

         Lorsque notre énergie vitale est suffisante et que nos organes excréteurs sont en bon état de fonctionnement, la détoxination se fait correctement. C’est l’état de bonne santé.

         La toxémie s’accroît lorsque l’alimentation est défectueuse, que le mode de vie est trop sédentaire, que des stress consomment une grande part de notre énergie vitale… Elle s’élève aussi quand un des organes excréteurs n’accomplit plus parfaitement son travail. Une compensation physiologique a alors lieu et un autre organe (ou plusieurs) prend en charge les toxines non détruites ou éliminées. La peau, les muqueuses intestinales ou les voies respiratoires jouent très souvent le rôle de relais.

         La toxémie peut dépasser un seuil de tolérance toxinique, propre à chacun. Apparaît alors dans l’organisme un signal d’alarme sous la forme d’un symptôme de maladie. La maladie s’apparente donc à une élimination-relais des toxines excessivement accumulées dans l’organisme.

 

On peut distinguer quatre stades de toxémie :

 

  1. la toxémie primaire – la fatigue

         La fatigue représente le premier signal d’alarme. Peu de personnes écoutent ce signal ou y accordent de l’importance : il faut assurer au boulot, en famille… Mais si l’on est dans l’incapacité d’agir comme on le voudrait, c’est que l’on a déjà empiété sur son capital santé.

         Le corps recouvre son énergie vitale par le repos : sommeil, diète, ralentissement des activités…

 

  1. la toxémie secondaire – la maladie réactionnelle aiguë

         La crise aiguë est provoquée par un taux de toxémie insupportable pour l’organisme. C’est une action vitale qui persiste tant que le niveau toxémique ne redescend pas au-dessous du seuil de tolérance de l’organisme. Cette crise aiguë sert à promouvoir le retour vers la santé, elle est donc notre alliée et il ne faut pas s’affoler par l’ampleur des symptômes. Il ne faut pas s’attaquer aux symptômes, il faut rechercher les causes qui ont provoqué la maladie aiguë.

         C’est la force vitale qui nous permet d’avoir des réactions fortes. Par exemple, les enfants font des maladies réactionnelles aiguës très violentes, qui nous inquiètent en tant qu’adultes parce qu’on n’a pas de prise dessus. On n’y peut rien : la fièvre monte très haut, l’enfant tousse beaucoup, crache beaucoup, les intestins se vident : les émonctoires intensifient leur travail d’élimination. La grande force vitale des enfants permet de provoquer de grandes crises de détoxination. Quelque part, la maladie réactionnelle forte témoigne d’un bon état de santé.

         En cas de maladie aiguë, il faut immédiatement se mettre au repos :

  • repos physique : se coucher le plus confortablement possible, ne pas rechercher les déplacements et les activités physiques. Le sommeil est l’allié du malade ;
  • repos sensoriel : pas de lumière violente, ni trop de bruits ;
  • repos émotionnel : la règle d’or est le calme et la sérénité ;
  • repos mental : faire le vide, laisser de côté les écrans ;
  • repos physiologique : l’idéal est de faire un jeûne hydrique.

 

  1. la maladie chronique

         Si la cause des symptômes n’a pas été recherchée et supprimée et si le corps n’a pas eu la possibilité de se désintoxiquer suffisamment lors des crises aiguës de maladie, celles-ci se rapprochent et s’intensifient. Mais lorsque le corps ne dispose plus de l’énergie vitale nécessaire pour mener à terme sa désintoxication, c’est l’apparition de l’état chronique de la maladie. L’organisme compose avec une situation de compromis et les symptômes persistent continuellement, bien qu’étant atténués. L’organisme est en lutte permanente (mais ralentie) pour maintenir son intoxication à un niveau supportable. On peut citer l’exemple de l’émission de mucus au cours de la bronchite chronique.

         Souvent, nous devenons plus ou moins persuadés qu’il nous faudra désormais vivre avec ces nouveaux symptômes… Et nous nous en accommodons.

 

  1. la maladie dégénérative

         Si aucune action efficace tenant compte des causes réelles de la maladie n’a été entreprise, la progression la plus défavorable qui puisse exister est l’évolution des troubles chroniques vers une issue fatale. Notamment les parties du corps constamment enflammées peuvent s’irriter, engendrant une modification des tissus touchés par les symptômes. Les tissus irrités finissent par s’ulcérer. Les ulcérations risquent de se prolonger par des indurations qui aboutissent aux phases de tuméfaction et de cancérisation.

 

         L’hygiénisme est un art de vivre. Il enseigne les conditions d’une bonne santé et vise une approche préventive : les techniques d’hygiène vitale (dont en particulier l’alimentation) ont pour but de conserver un état de santé ou retrouver la vitalité, et non de traiter les maladies. Il ne faut pas consulter l’hygiéniste lorsque les maladies chroniques sont installées, mais quand tout va bien pour que persiste cet état de bien-être. L’état de santé, ou celui de la toxémie, n’est pas le résultat de n’importe quel mode de vie.